Marie + Juliette

DNMADE
Mention Graphisme & Mineure “Livre”

Parcours
Design de livre et d’édition

Effectifs par promotion
11 étudiants

 

Ce parcours forme à la conception graphique dans les métiers de l’édition, de la micro- édition et de la presse.
Il vise à acquérir des compétences de fabrication industrielle ou artisanale des livres (reliure, mise en page, connaissances et pratiques typographiques …). Aborder des méthodologies relatives à la forme et au contenu en maîtrisant des innovations numériques. Il prépare au poste de Directeur Artistique Junior ou graphiste, et permet de mener des projets sous un statut salarié ou indépendant dans les domaines de la création et communication graphiques et de l’édition d’art.

À l’heure où les journaux déposent le bilan et que le livre numérique fait son apparition peut-on dire que le livre est mort (Ludovico, 2016). De fait, il renaît, par les multiples possibilités que lui apportent le numérique. Le livre s’est structuré par une longue histoire (Eisenstein, 1991). Du manuscrit au livre que nous connaissons des inventions majeures jalonnent son essor : reliure, sommaire, papier, code typographique, orthographe, etc. Au début du XXe siècle il se démocratise, alors même qu’il perdait en qualité. Il est l’outil de l’école républicaine qui forme les citoyens à lire et écrire (Parinet, 2004). Beaucoup le voit alors disparaître à l’arrivée de la radio et du cinéma (De Smet, 2009). Mais “ceci ne tuera pas cela” (Merzeau, 1998) et ces “medias ” coexisteront encore longtemps (Citton, 2015). La question se pose dans l’édition de ces nouvelles possibilités, apportées par le numérique (Vial, Catoir-Brisson, 2017). D’autre part la nécessité de le promouvoir entraîne les diffuseurs à rivaliser de créativité quant au design de couverture. Le livre est donc encore porteur d’innovation que le designer doit pouvoir investir pleinement. En témoigne la vivacité de l’édition en 2015 (SNE, 2016). D’autre part, l’édition de petite série est devenue un medium artistique particulièrement représenté et apprécié pour sa forme qui démocratiserait l’art (Boulanger, Woolworth, Lacroix, 2016).


Bibliographie
— De Smet Catherine, Graphisme en France, 2003.
— Citton Yves, “Notre-Dame-des-Media. Ceci tuera ceux-là, qui ne mourront pas”, dans Azimuts no43, 2015, p.147.
— Merzeau Louise, “Ceci ne tuera pas celà” , Cahier de médiologie, no6, 1998, p.34.
— Parinet Élisabeth, Une histoire de l’édition à l’époque contemporaine. XIXe-XXe siècle, Paris, Éditions du Seuil, 2004, p.321.
— Vial Stéphane (Dir.), Catoir-Brisson Marie-Julie (Dir.), Design & Innovation dans la chaîne du livre. Écrire, éditer, lire à l’ére numérique, Paris, PUF , 2017.
— Boulanger Sylvie, Woolworth Michael, et Lacroix Nathalie, dans “Multiple Art Days”, étapes no233, Paris, 2016.
— SNE, L’édition en perspective. Rapport d’activité du syndicat national de l’édition, 2016.

 

“Ceci ne tuera pas celà”

Louise Merzeau

SEMAINE 4

Scénographie et

maquettes d’exposition

Du 27 janvier

 au 02 février

FABRICATION DES CHASSIS

Le travail à commencé dès 8h! Couper, scier, trouer, clouter… Chaque étudiant s’est vu confier une tache. La réalisation est rapide, et les chasses sont réalisé grâce à la productivité des élèves.

 

 

Lorsqu’un musée propose une exposition, il y a une multitude d’institutions derrière : des graphistes, des architectes, des designers, des éclairagistes, des constructeurs…

La question qu’on doit se poser lors d’une présentation de ses travaux est: quel(s) contenu(s) présenter ? de quelle manière? Il y a deux étapes: La définition des contenus et la transmission des contenu vers un public (quels sont les dispositifs qui vont permette la lecture?)

Ce qui intéresse les étudiants et Stanislas aujourd’hui est la scénographie, la conception des aménagements d’espace qui accueille le public, et la définition de la charte graphique de l’exposition.

« le contenu prime sur le contenant, ce n’est pas la table que l’on présente c’est l’objet. »

Stanislas a lors pensé et des cimaises comme dispositif pour afficher des oeuvres. Chaque élève aura un espace de 2m par 2,20m pour afficher ses productions. Les cimaises seront utilisés pour la journée du débat, afin de transmettre des messages au public sur les différentes énergies, mais également lors de la journée des portes ouvertes, pour permettre aux différents élèves de présenter leurs travaux.

 

 

LES MAQUETTES

La journée se poursuit avec la production de maquettes, qui représentent pour chaque étudiants, le lieu d’exposition lors des JPO. Aidés par Stanislas, ils pensent la scénographie, et l’histoire qu’ils vont raconter aux visiteurs.

SEMAINE 3

Organisation du débat et

identification du journal

Du 20 au 26 janvier

JEU ET DEBAT

Lors d’un débat, il est souvent difficile de faire participer toutes les personnes. La parole est parfois monopolisée par les mêmes individus, tandis que d’autres n’osent pas affirmer leur point de vue. Néanmoins, les deux sont importants et peuvent aboutir à de réelles solutions. C’est pourquoi l’un des groupes de didactiques étant chargé du pôle jeu/débat pour l’événement du 27 février a mis en place deux moyens d’organiser le débat et de faire avancer le projet dans les différentes formations.

Faciliter la communication

La première forme de débat s’organise à partir de papiers de couleurs. Positionnés en cercle et assis, tous les membres peuvent facilement se voir. Il nous est demandé, dans un premier temps, d’écrire sur un papier orange une question ou une interrogation sur l’événement à venir ou les projets associés en cours. Il faut ensuite l’énoncer à haute voix et le déposer au sol. Les papiers sont alors classés par thème. L’un d’eux est revenu le plus souvent : la place des étudiants en textures lors de l’événement. Pour en débattre, nous avions cinq papiers différents : un rose pour la première prise de parole, un vert pour y inscrire une solution et le positionner à côté de la question correspondante et trois blancs pour les autres prises de parole. L’objectif étant que chacun intervienne et ne possède plus de papier rose à la fin du débat. Nous avons donc décidé d’inclure un pôle spécialement dédié aux textures au début de l’événement.

Identité du journal mural

EVOLUTION

 

Le travail s’est poursuivi dans l’élaboration du n°0, annonçant l’événement, et des deux numéros suivants. L’esthétique du design social est notre référence majeure pour la ligne éditoriale du journal EC(H)O. Le fait main est donc au cœur de la mise en pages des différentes rubriques et de l’affiche. Les typographies sont remplacées le plus possible par des lettrages et les illustrations sont conçues avec des outils plastiques.

PREMIERS TIRAGES

Après avoir établi la trichromie, de multiples propositions ont vu le jour, laissant place à de nouvelles modifications pour se rapprocher de l’identité voulue. Le côté participatif est mis en avant par les citations des étudiants qui sont également représentés par les portraits. Les bulles de dialogues font références aux SMS comme à un dialogue oral que l’on peut entendre lors d’un débat. L’accumulation image cette notion d’idées qui s’entrecroisent, se confrontent parfois lors d’un débat. Après plusieurs semaines, les premiers tirages ont lieu pour se familiariser avec le grand format que représente un A1.

Semaine 2

Vulgarisation de messages scientifiques

Du 13 au 19 janvier

 

 

CONFERENCES : PREMIER CRIS, RECHERCHE COLLABORATIVE POUR LA PETITE ENFANCE PAR LE NUMERIQUE

Les élèves ont aujourd’hui accueillis 3 intervenants, venus leur proposer un workshop. Elles font parties du collectifs «premier cris» et sont respectivement une designer, une pédiatre et une psychométricienne. Dans un premier temps, ils ont assisté à une conférence sur le développement psychomoteur de l’enfant : de la naissance à la marche. Ils ont, durant la conférence dû noter sous forme de notes détaillées ce qu’ils entendaient, afin de les transmettre graphiquement. Puis, une deuxième conférence sur l’éducation au numérique pour la petite enfance.
Messages de santé

 

SENSIBILISATION A LA FACILITATION

Suite à ces deux conférences, ils avaient 30 minutes pour produire une une feuilles A3, un résumé d’une des conférences. Pour la deuxième partie, les intervenantes ont distribué une liste de consignes, pour les jeunes parents et professionnelles de l’enfance. Chaque élève choisi un conseil de la liste, afin de l’illustrer sur une feuille A3. On pouvait retrouver « les boissons sucrées », « le parfait petit déjeuner », « l’eau »…

Premiers échanges

Une après-midi d’échange avec les étudiants de première année a été organisée, leur avis et idées reçues sur les énergies a été recueilli. Leurs portraits ont ensuite été illustrés, pour établir une identification dans le journal mural et ainsi rapprocher le public du propos.

 

SEMAINE 1 

État des lieux et premiers pas

Du 6 au 12 janvier

 

Semaine 1

Lundi 6 janvier a marqué le début du projet mêlant les étudiants en parcours didactique et édition dans le bon déroulé d’un débat autour de la thématique suivante : «éc(h)o : débattre des énergies par le design».
La création d’un jeu occupe les uns tandis que la réalisation d’un journal mural préoccupe les autres. Dix neufs regards interrogateurs, curieux, perdus, fascinés se sont croisés durant cette semaine de lancement, de premiers test et de collaborations.


Intervenants :

Matthieu Marchal

Isabelle Bapteste

 

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« Qu’est ce que l’on veut dire ? Comment le dit-on ?»

La première réunion du comité d’édition s’est concentrée sur ces questions formelles, les informations que doit contenir le numéro zéro, l’affiche de l’évènement. Les informations textuelles apparaissent naturellement : 27 février 2020, au Sel, titre, et thème. Le ton du journal reste à définir mais les idées se rencontrent, s’entrecroisent lorsque, éparpillés sur les murs du couloir les étudiants laissent leur créativité proposer des hypothèses variées sur le format A1, pas de syndrome de la page blanche pour l’instant. Après mise en commun, certains thèmes et enjeux sont récurrents et font entendre leur voix/es. L’axe de travail est défini, ce sera une affiche participative en collaboration avec les Dnmade première année, l’affiche sera pensé de manière à montrer la diversité des opinions et cela dans une dimension ludique, faisant référence au jeu organisé lors du débat.

État des lieux

 

 

 

Une mâtiné Workshop avec Mathieu Marchal, directeur des Chaudronneries de Montreuil, permet de prendre conscience des différents outils de médiation mis à disposition ou à création pour présenter un projet mais aussi pour faciliter la communication
et la collaboration. Un état des lieux s’impose pour évaluer les ressources d’informations, une carte heuristique grandeur nature est réalisée par les étudiants en didactique. L’identification du public, des objectifs, des enjeux, des contraintes et du lieu est établi. Cette récolte de données permet de minimiser les imprévus, d’appréhender les craintes et les préjugés ainsi que de prévoir des installations et outils adaptés. Quelques points restent à éclaircir comme le parcours prévu, le rôle des élèves en édition…

 

État des lieux

 

 

VISITE DU SEL

 

 

 

 

 

«Maintenant que vous vous êtes tous confortablement assis, on va se lever et on va jouer.»

 

 

 

SERIOUS GAME AVEC ISABELLE BAPTESTE DE BELUGAMES

Regards étonnés, cette petite introduction fait son effet et esquisse des sourires. Une carte en main, ils se retrouvent dans la peau d’un avantagé ou d’un laissé
pour compte de la socièté. «Clarisse, 21 ans tu es une fille noire et hétérosexuelle. Tu es en surpoids et tu adores les chats (surtout le tien, Caramel)». Des questions sur leurs facilité à s’intégrer dans la socièté les font avancer d’un pas ou rester sur le carreau.
Certains se retrouvent sur le devant de la scène alors que d’autres peinent à décrocher le fond de la classe. Voici l’exemple d’un serious game. Des jeux qui amènent la coopération, la réflexion et la discussion. Mettre en place un esprit d’équipe et de coordination, faciliter la prise de décision, faciliter l’appropriation de nouveaux enjeux sont les objectifs de Belugames, créateur de jeux coopératifs sur mesure. L’atelier animé par Isabelle Bapteste a permit aux étudiants de se sensibiliser à cet outil de médiation facilitant l’échange.